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Poème écrit par Gonzague

Dans l'espace

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Rien ne se perd

Du silence du néant où rien n’existait encore
Une fulgurance a déchiré l’infini indéfini
Jetant dans le vide les premiers éléments de la matière
L’armature invisible des mondes à venir

Cette poussière ancienne et lointaine
Ce minerai brut arraché aux fournaises astrales
Je le transporte en secret au cœur de ma chair
Fragment immortel d’une immense mémoire

Un jour le souffle se rompt, la marche s’arrête
L’enveloppe de glaise s’affaisse et se délie
Rendant à la terre ce qui lui appartenait
Dans l'évidence calme du grand cycle

L’atome dispersé reprend sa route libre
il s’élève au-delà des nuages et de la nuit
Rejoignant l’espace et les constellations
Pour se fondre à nouveau dans le ballet des étoiles

Souvenir stellaire

La Terre n’était devenue qu’un vague souvenir
Mon vaisseau dérivait parmi les astres morts
Je cherchais encore un chemin de retour
Dans le silence immense et glacial de la galaxie

Une ancienne station brillait comme un phare
Ses couloirs abandonnés portaient des ombres humaines
Des fenêtres ouvertes donnaient sur le vide
Et chaque pièce semblait attendre quelqu’un

J’ai retrouvé ton message au bord d’une nébuleuse
Quelques mots traversaient lentement l’espace
Ils parlaient d’un jardin sous un ciel disparu
Où nos mains avaient connu la chaleur du monde

Alors j’ai coupé les moteurs près d’une lune
La nuit m’a recueilli dans son calme profond
Je suis resté là sans savoir où aller
Avec ton visage vivant parmi les étoiles


Aux confins du cosmos

Au-delà des soleils s’éveillait notre empire
Des cités suspendues couronnaient les planètes
Mille vaisseaux surgissaient des profondeurs célestes
Portant nos étendards vers des horizons inconnus

Les titans de métal traversaient les tempêtes
Leurs moteurs embrasaient les profondeurs cosmiques
Chaque équipage avançait sans connaître la peur
Guidé par le rêve d’un avenir immortel

Devant nous s’étendait une frontière sans limite
Des mondes vierges attendaient notre arrivée
Les étoiles semblaient s’incliner sous nos passages
Tandis que résonnaient les chants des conquérants

Alors l’humanité leva son regard vers l’infini
Et proclama son destin parmi les astres
Car nul océan spatial ne pouvait arrêter
Ce peuple désormais maître de son propre devenir

Sauvez-les

Après des années de voyage j’atteignis enfin leur système
Une planète tellurique tournait autour d’un soleil pâle
Depuis l’orbite je vis des continents couverts de cités
Mais certaines régions étaient privées de toute vie

Ma navette traversa leurs anciennes voies orbitales
Des satellites abandonnés dérivaient dans le vide
Plus bas des tours immenses perçaient les nuages
Leurs façades s’effondraient malgré des machines encore actives

À mon arrivée ils m’attendaient devant les portes de leur cité
Leurs corps étaient frêles sous des combinaisons lumineuses
Ils m’expliquèrent que leur monde perdait son atmosphère
Et que leurs générateurs ne pourraient plus maintenir les barrières

Leur peuple avait construit des vaisseaux pour fuir autrefois
Mais leurs dernières réserves avaient disparu avant leur départ
Ils ne me demandèrent pas de sauver leur civilisation
Ils me supplièrent seulement d’emporter leurs enfants

Tous droits réservés © Poème posté le 19/08/2026 par Gonzague

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