Cette fille devant toi,
Elle s'est brisée tant de fois,
Qu'aujourd'hui elle a cessé d'essayer,
Son cœur de porcelaine s'est trop fissuré.
Les morceaux tombés sur son chemin,
Ont laissé des traces sur ses mains,
Et même si elle continue d'avancer,
Elle a parfois peur de recommencer.
Devant tout le monde elle fait semblant,
Car lorsqu'elle parle de ses tourments,
Les regards deviennent hésitants,
Et les questions reviennent lentement.
《 Est-ce que ça va ? 》demandent-ils parfois,
Alors elle sourit 《 oui ne t'inquiète pas 》,
Car elle a appris à cacher ses blessures,
Derrière des sourires et des armures.
Elle te dira oui habilement,
Alors qu'elle doute constamment,
La demoiselle aux éclats fêlés,
Cache ses failles sous mille pansements.
Les bandages couvrent les fissures,
Mais n'effacent jamais les blessures,
Car certaines douleurs silencieuses,
Reste gravées, profondes et dangereuses.
Je pense que quelque chose ne va pas,
Mais comme toujours je ne sais pas pourquoi,
Comme un orage au fond de ma poitrine,
Qui revient sans prévenir et m'abîme.
Je suis une fille de porcelaine,
Qui se brise sous le poids de sa peine,
À chaque chute je me relève encore,
Même lorsque mes espoirs s'endorment.
Mais la porcelaine est réparable,
Même lorsqu'elle paraît condamnable,
Alors je garde toutes mes cicatrices,
Comme les preuves de mes sacrifices.
Comme des trophées incontrôlables,
Des souvenirs parfois ingérables,
Qui racontent les batailles d'hier,
Et les tempêtes que j'ai dû faire taire.
Je voudrais hurler jusqu'à l'aube,
Voir mes sanglots quitter leur alcôve,
Mais je ne sais manier que la plume,
Sous les regard de la plus belle lune.
Alors j'écris encore dans le silence,
Des phrases remplies de souffrance,
Des mots que ma voix refuse de crier,
Et que mon cœur préfère enfermer.
Sous la lumière pâle de la nuit,
Je laisse parler ce qui me détruit,
Chaque page devient une confession,
Chaque vers une nouvelle prison.
Je referme ensuite le cahier,
Comme si tout pouvait s'arrêter,
Mais les pensées restent éveillées,
Et refusent souvent de se taire.
Tous mes poèmes sont tristes,
Car ils me ressemblent simplement,
Ils portent les noms sur ma liste,
Et les blessures du temps.
Ils parlent d'absence et d'abandon,
De souvenirs perdus sans raison,
De promesses envolées dans le vent,
Et de regrets qui durent longtemps.
Si je parle souvent de la mort sans détour,
Ce n'est pas parce que je hais le jour,
Mais parce qu'elle apparaît parfois,
Plus simple à comprendre que moi.
Car parler de la vie est compliqué,
Quand on ne sait plus où regarder,
Quand les couleurs semblent s'effacer,
Et que l'avenir paraît brouillé.
Pourtant je me relève encore,
Peu importe la taille de l'effort,
Même lorsque la nuit me dévore,
Je cherche toujours un nouveau port.
Je ramasse les morceaux tombés,
Un à un sans me presser,
Car même une âme trop souvent brisée,
Mérite un jour d'être réparée.
Et peut-être qu'un matin enfin,
Je regarderai mon propre chemin,
En comprenant que mes cicatrices,
N'était pas seulement des supplices.
Car la porcelaine la plus fragile,
Peut survivre aux plus grands périls,
Et derrière ses fissures apparentes,
Ce cache une force surprenante.
Alors si un jour tu la croises,
Cette fille qui parfois se noie,
N'oublie pas que derrière ses silences,
Se cache un monde immense.
Et si son cœur reste marqué,
Par tout ce qu'il a traversé,
Il continue malgré les années,
À battre, à aimer, à espérer.
