Ô temps, ami qui me porte en ton cruel dédain,
Qu'une rose de brasier en mon cœur las fleurit,
De douce tristesse quand ma mémoire s'éteint
De chaque souvenir de toi qui fus ma féerie.
Ô amour, toi dont la passion s'est retirée,
Duplice à cette douceur que revêtait
Cette belle rosière que je connus immaculée,
Celle pour qui tout mon désir perfide brûlait.
Ô déception, triste et belle de toute trahison,
Mon cœur, vieux pèlerin au regard espiègle,
Marche encor parmi les ruines de ses illusions,
Portant les fleurs fanées d'un amour qui l'ensorcèle.
Ô femme, contemple en mon être cette douleur
Que le temps a portée au plus haut des cieux
Comme une offrande qu'on donne au Seigneur
Toi qui fus cette rosière si chère à mes yeux.
Grand Poète Malade
12 Juillet 2026
Poème écrit par
Prégys Charles
Toi qui étais encore rosière
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Tous droits réservés © Poème posté le 14/08/2026 par Prégys Charles
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