Bientôt, je rentrerai, quelques jours passeront.
Je quitterai alors les abords de l'absinthe
Aux platanes mourants et aux vétustes ponts.
Mais nous nous reverrons, quand fleurira jacinthe
Dans un dîner muet où cliquette l'acier.
Point de nouvel éclat n'est passé par la cendre,
Par la planche, les clous, le marbre et le charnier.
Les rameaux ont cassé, n'ayant su se distendre.
Moi je ne suis pas eux, mon sang te portera.
Je t'offre mes tendons, et mes tempes, et mes jambes.
Oui moi je ferai mieux ! Ma bouche se taira,
Comme eux. Oui mais de moi resteront mes ïambes.
