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Poème écrit par Adamantin

Le chat de Maurice Carême, première rencontre

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Pour que la terre ne meure

Le champ avait dormi des décennies durant
Quand il fut acheté et devint un esclave
On lui passa des fers, douloureuses entraves
Qui le mirent à vif, sans cesse l’écorchant.

Sa peau fut retournée, puis brisée et lissée
Un onguent fortifiant empoisonna sa chair
Le poussant à produire blé et pommes de terre
Rendements augmentés pour chaque année passée.

Mais il avait perdu ses enfants si précieux
Dans son cœur limoneux, creusant ses profondeurs
Nécessaires à la vie, petits mais travailleurs
Ils chantaient tout l’été invisibles à nos yeux.

Puis un beau jour revint la liberté joyeuse
Ramenant son manteau d’herbes folles et de fleurs
Tandis qu’en lui dansait tout son monde intérieur
La nuit les élytres entonnaient leur berceuse.

Un très vieil olivier surgit dans la parcelle.
Choisi non pour ses fruits, mais pour que le chat roux
S’y perche bien caché dans ses rameaux si doux
Apportant le soleil captif dans sa prunelle.

Tous droits réservés © Poème posté le 13/08/2026 par Adamantin

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