Parfois le soir quand je me connecte,
Mon parler change de dialecte,
Et soudain une buée humecte
Mon écran d'illusions suspectes.
J'expérimente divers profils,
Les conteurs aux phrases volubiles,
Les rêveurs dans leurs bulles fragiles,
Les voyageurs un peu volatils,
On like, on swipe en cadence,
À la poursuite d’une attirance,
Entre pseudos et apparences,
Dans l'océan des confidences.
Parfois, on se like de nos sottises,
On tente des instants de franchise,
On émojis des réponses promises,
Au fil de longues heures exquises.
Je souris de mon ingénuité,
À ces élans de complicité,
Qui s'embrasent sans lucidité
Dans la lueur des pixels bleutés.
On like, on swipe en cadence,
À la poursuite d’une connivence,
Entre pseudos et apparences,
Dans l'océan des évidences.
Parfois, je perçois sous les mots sages
Les indices de désirs sauvages,
Des confidences en dérapage,
Vers un corps éperdu sans visage.
En vérité je dérive à vue,
Comme une boussole disparue,
Dans l'océan des clics inconnus,
Pour pouvoir sourire à l'imprévu.
On like, on swipe en cadence,
À la poursuite d'une providence,
Entre pseudos et apparences,
Dans l'océan d’effervescence.
Puis mes doigts fébriles se déconnectent,
Je redeviens la libre architecte,
Swipant les faux élans qui affectent,
Bien loin de ces illusions suspectes.
Poème écrit par
Viemartienne
Parfois je connecte
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Tous droits réservés © Poème posté le 10/08/2026 par Viemartienne
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