Absolue douceur d’un visage qui s’illumine,
D’un sourire discret, sans prétention futile,
Aux cheveux délicatement coiffés,
Qui dans mon cœur résonnent en chant ailé.
Qui aurait pensé que tu m’aurais tant captivé en un instant,
Toi, l’inconnue passée dans ma vie si furtivement ?
Pourtant, ton visage reste en moi comme une lumière,
Et n’avoir rien osé devient mon seul enfer.
Toi, l’étrangère au regard si intense,
J’aurais tant aimé devenir pour toi une évidence.
Mais le silence a glissé entre nos deux chemins,
Lissant l'espoir naissant au creux de mes deux mains.
Tu t'en es allée, me laissant pour seul bien,
Le fantôme d'un souvenir soudain,
Et le doux sentiment amer de ce que l'on fut presque,
Une histoire oubliée sur une toile romanesque.
Je demeure à la marge de ce moment manqué,
À chérir une ombre que je n'ai pu aimer,
Et mon cœur, au soir tombant, garde la blessure
Du plus tendre des regrets que la nuit me murmure.
