Parcourant le sentier de nos amours folles,
en l'échange secret de promesses frivoles,
aux friches des jours d'école buissonnière,
depuis prisonnier des liserons et du lierre.
En l'affront d'une anxiété que je confesse,
de mes souvenirs de ma flatteuse jeunesse,
au triste regret d'une anamnèse qui blêmit,
de l'âme de notre souvenance qui en gémit.
Quand le passé en mon cœur trouve racine,
qu'un tout autre futur désormais se dessine,
je nous revois encore à l'aurore de nos vies,
nous alimentant de nos impétueuses envies.
