« Il faut apprendre bêtement… » soufflait le vent aux oreilles du temps qui se nirvanisait sous le soleil de juin. Comme vous vous en doutez, il écoutait à moitié, il était en obligation contractuelle avec la vie mais cela ne l’empêchait pas de violer la loi. Savez-vous à quoi il pensait ? Je le sais, je vais vous le dire.
« La synchronicité passe sous nos nez comme une cocaïne furtive. C’est une sensation chronophage qui voudrait dépasser le seuil de la conscience. Fomblarde est sa rhétorique dogmatique pleine de tics mystiques qui plastiquent l’éthique typique. Mais nous la supportons, car elle est cieux, mers et terres jusqu’à l’horizon. Même si elle n’a pas de valeur. »
Le temps pensait sans vraiment penser et, ainsi, passait sans vraiment passer, en un combat éternel avec son reflet, à imaginer les bastos tirées par les yeux de Dieu et de la Joconde lors d’une baston de regards. Il était trop high, il croyait au diable et au néant.
Je bénis mes parents car, s’ils m’avaient demandé si j’aurais voulu naître, je leur aurais peut-être répondu que non, mais si Dieu avait demandé au temps d’exister, juste pour lui faire plaisir, il lui aurait répondu que oui. Le temps est bon, il s’écoule selon l’espace où nous sommes, quand il nous fait du mal, c’est par obligation. N’en voulez pas au temps, il ne fait que passer.
Ma première preuve d’amour fut lorsqu’une fille me dit qu’elle m’aimait sur un talus. Lui, le temps, n’a aucun élément pour prouver son amour. Mais il a la chance d’être aimé par Dieu. La haine que les autres ressentent pour lui, il ne peut davantage la prouver. Les autres ne l’acceptent pas, ils haïssent jusqu’à se bander les yeux. C’est la suprématie de la haine.
