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Poème écrit par Poesie Flanante

J’ai trop dormi

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Un rai blanc de lune / Sur une mousse de brouillard / Là, posé sur à mes infortunes / Comme une offrande à l’espoir. / Le silence s’écoute. / Le calme respire. / Chut…la nuit parle.
Elle chuchote aux jeunes feuilles / Les secrets de nos âmes endormies / Que seul peut voir un œil averti / Dans le tumulte des ombres, / Dans les arabesques des branches.
Trouverais-je le chemin / Qui mène à lumière, / Rouge, rouge carmin… / Vision particulière.
Le printemps est là / Avec un reste d’hiver ; / Mourant sont les dernier frimas / Le froid m’indiffère / Tout comme la buée sortant de ma bouche, / Grande gueule avide de vos lèvres / Roses, Humides, toujours humides / Comme celles d’une vallée où l’on aime se perdre.
Je ressens le balancement des arbres, / L’infime des ondes souterraines / Causé par les racines ; vieilles gardes, / Mère nourricières, discrète reine.
Je ressens des picotements sur mes doigts. / J’ai trop dormi, j’en ai peur. / Le soleil a brulé ma peau. / Le clocher a dû compter mes heures, / Vite, trop vite, comme la roue d’un moulin dans l’eau vive d’un ruisseau.
R.B

Tous droits réservés © Poème posté le 02/08/2026 par Poesie Flanante

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