Mon brouillard tisse un suaire
Enveloppant les crinières
De mes chevaux de bruyère
Qui tournent dans la clairière.
Ici se trament leurs prières
Qui conjurent les cimetières,
Les fantômes séculaires
Qui guettent aux lisières.
Elles percutent les cycles du temps,
Au-delà des colériques volcans,
D'où jaillissent les mots-serpents,
Forces vitales en déploiement.
Mes illusions en cavalcade
Se fracassent dans les tornades,
Des devenirs en embuscade,
Des vertiges en escalade.
Pulsions nées destructrices,
Elles muent en volonté créatrice
Sous l’emprise des artifices,
Des mythes révélés aux solstices.
Quand l'ombre du brouillard se retire,
Les étalons se font vampires,
Buvant des élixirs d'avenir,
Dans mes forêts de menhirs.
Poème écrit par
Viemartienne
Sabbat intime
7
Tous droits réservés © Poème posté le 01/08/2026 par Viemartienne
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