Nuit lunaire
3
Il est des nuits
où la mer semble se souvenir
de ce que les hommes ont oublié.
La lune ne l’éclaire pas.
Elle lui rend son visage.
Alors l’eau se met à respirer,
lentement,
comme si chaque vague
naissait de la précédente
sans jamais la quitter.
Je reste là.
Il n’y a rien à comprendre.
Seulement regarder
ce chemin de lumière
qui ne mène nulle part
et qui pourtant
ouvre l’infini.
Nous croyons partir.
La mer ne part jamais.
Elle devient
chaque instant
une autre mer,
et c’est toujours la même.
Peut-être est-ce cela,
l’éternité.
Non pas le temps arrêté,
mais ce mouvement
qui ne cesse de revenir,
sans répétition,
sans fatigue,
comme un souffle
plus ancien que le monde.
La nuit avance.
La lune poursuit sa route.
Une vague s’efface.
Une autre vient.
Et soudain
il me semble
que nous sommes faits
de cette eau,
de cette lumière,
de ce passage.
Alors je n’attends plus rien.
J’entre simplement
dans le rythme immense
où le ciel
et la mer
se reconnaissent.
Et mon cœur,
pour un instant,
a la forme
de l’horizon.
où la mer semble se souvenir
de ce que les hommes ont oublié.
La lune ne l’éclaire pas.
Elle lui rend son visage.
Alors l’eau se met à respirer,
lentement,
comme si chaque vague
naissait de la précédente
sans jamais la quitter.
Je reste là.
Il n’y a rien à comprendre.
Seulement regarder
ce chemin de lumière
qui ne mène nulle part
et qui pourtant
ouvre l’infini.
Nous croyons partir.
La mer ne part jamais.
Elle devient
chaque instant
une autre mer,
et c’est toujours la même.
Peut-être est-ce cela,
l’éternité.
Non pas le temps arrêté,
mais ce mouvement
qui ne cesse de revenir,
sans répétition,
sans fatigue,
comme un souffle
plus ancien que le monde.
La nuit avance.
La lune poursuit sa route.
Une vague s’efface.
Une autre vient.
Et soudain
il me semble
que nous sommes faits
de cette eau,
de cette lumière,
de ce passage.
Alors je n’attends plus rien.
J’entre simplement
dans le rythme immense
où le ciel
et la mer
se reconnaissent.
Et mon cœur,
pour un instant,
a la forme
de l’horizon.
Poème inspiré par la photo « Feuillets de lune » de Loren ; son interprétation viendra prochainement l’accompagner.
