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Splendeur et misère du jardin clos
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Le poème existait bien avant le Parnasse,
Sous la forme d'un cri, sous la forme d'un chant,
Avant que sur la Bête un esprit fit main basse
Et que nous distinguions le gentil du méchant.

Pendant même l'absence une ode se déploie ;
Nul besoin d'être là pour que valse le ciel.
Grâce à la garde vive et perçante de l'oie,
Rien n'est à craindre et tout va sans péché véniel.

Au tout début... Y eût-t'il un début ? A quoi
Pouvait bien ressembler une horloge en ce monde,
Si peu nous ressemblant, malgré tout dans la ronde ?
Tous les possibles dans un pli se tenaient cois !

Il n'y avait alors ni verbes ni paroles,
Pour qu'un grain d'aujourd'hui ne commence à germer,
Puis vers nous ne navigue, en cette barque à rôles,
Jusqu'en ce port présent qui nous tient enfermés.

La musique et la danse, avant tout autre chose,
Expansives régnaient sans qu'il y eût moindre œil
Pour voir quoi que ce soit, pour ouïr moindre oreille !
Énormément petite était la maison close.

Pas plus qu'ici nous ne savons ce qui là-bas
Advient, pas plus là-bas un rien ne sait le rire
Ou le drame qu'ici font pleurer ou sourire ;
Partout, en même sens, le dard du temps s'abat.
©JIM

Tous droits réservés © Poème posté le 25/06/2026 par Jim

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