La muse aux yeux rouges
J’étais raide dingue de la muse aux yeux rouges. Elle m’apprivoisait de son regard funèbre et torride. Je tombais dans le néant d’un monde de ténèbres. Mon âme devenait livide et mon cœur explosait comme un atome en fission. Ô que je me sentais vivre en cet instant céleste ! Béni par les dieux les plus fous !
Je ne pouvais lui parler, elle, d’un autre monde, moi, enfermé dans cette cage que l’on nomme Terre. Mais je la voyais se pavaner dans l’appartement, sous les néons bleus installés au plafond. Et, au plus profond de mon esprit, je désirais qu’elle s’approche de moi et qu’elle me tue d’une œillade glaciale.
Je buvais et je fumais, elle, elle ne touchait à aucun de ces paradis artificiels, chaste comme un ange, pure comme le ciel azuré. Était-ce un leurre ? Sûrement, mais pourquoi ruiner un beau mensonge avec une atroce vérité ? Ô qu’elle était belle dans cette atmosphère chirurgicalement amoncelée ! Je n’étais qu’un pauvre diable amoureux d’une vision translucide !
Puis vint la fin de la fête. Elle partit discrètement et, peu à peu, ma mémoire perdit connaissance de cet être à l’œil injecté de sang.
Je ne pouvais lui parler, elle, d’un autre monde, moi, enfermé dans cette cage que l’on nomme Terre. Mais je la voyais se pavaner dans l’appartement, sous les néons bleus installés au plafond. Et, au plus profond de mon esprit, je désirais qu’elle s’approche de moi et qu’elle me tue d’une œillade glaciale.
Je buvais et je fumais, elle, elle ne touchait à aucun de ces paradis artificiels, chaste comme un ange, pure comme le ciel azuré. Était-ce un leurre ? Sûrement, mais pourquoi ruiner un beau mensonge avec une atroce vérité ? Ô qu’elle était belle dans cette atmosphère chirurgicalement amoncelée ! Je n’étais qu’un pauvre diable amoureux d’une vision translucide !
Puis vint la fin de la fête. Elle partit discrètement et, peu à peu, ma mémoire perdit connaissance de cet être à l’œil injecté de sang.
