Shioné [Le bruit du ressac]
2
Mon corps,
transpercé par l’été blanc,
s’est dispersé
dans le bruit du ressac.
Les souvenirs oubliés
dans un cahier jaune pâle
demeurent là, immobiles,
sans le moindre frisson,
au fond des yeux
d’un garçon vieilli.
Sous le sable repose
une vérité creuse,
à jamais enfouie,
que les vagues du rivage
emportent avec elles.
L’oubli et la mémoire
dont je me suis vêtu
poussent un cri aigu
dans le vent acéré
jailli des profondeurs marines.
Ce que le temps sans retour
a laissé derrière lui
ressemble à un tableau sans couleur
peint sur une toile transparente.
Une gravité devenue légère
tente d’interrompre
la marche du temps.
Les émotions s’abîment
dans une dimension obscure,
et moi,
je suis devenu
un grain de sable.
transpercé par l’été blanc,
s’est dispersé
dans le bruit du ressac.
Les souvenirs oubliés
dans un cahier jaune pâle
demeurent là, immobiles,
sans le moindre frisson,
au fond des yeux
d’un garçon vieilli.
Sous le sable repose
une vérité creuse,
à jamais enfouie,
que les vagues du rivage
emportent avec elles.
L’oubli et la mémoire
dont je me suis vêtu
poussent un cri aigu
dans le vent acéré
jailli des profondeurs marines.
Ce que le temps sans retour
a laissé derrière lui
ressemble à un tableau sans couleur
peint sur une toile transparente.
Une gravité devenue légère
tente d’interrompre
la marche du temps.
Les émotions s’abîment
dans une dimension obscure,
et moi,
je suis devenu
un grain de sable.
