La sirène de Lampedusa.
2
Elle livra seule son premier souffle, agrippée aux falaises, sous le soleil hurlant du plein été et le regard délavé des pêcheurs dont les proies argentées palpitaient encore sur les étals.
Bientôt, son cri s’éleva parmi les hordes d’enfants sans âge dont la cruauté discrète animait les villages. Cherchant querelle aux goélands, elle sculpta son royaume au creux des roches.
Fille du large, elle se laissa porter au gré des courants, gravant chaque nuit des serments ensablés ; mais aux premières rumeurs du jour, l’île l’enserra dans les mailles étroites du silence.
Alors, sous les eaux éteintes du port, loin des corps scellés à l’usine, elle brava l’œil unique du phare et le cœur vacillant des marins, pour s’abymer dans l’océan où son chant s’épanouit sans limite.
Bientôt, son cri s’éleva parmi les hordes d’enfants sans âge dont la cruauté discrète animait les villages. Cherchant querelle aux goélands, elle sculpta son royaume au creux des roches.
Fille du large, elle se laissa porter au gré des courants, gravant chaque nuit des serments ensablés ; mais aux premières rumeurs du jour, l’île l’enserra dans les mailles étroites du silence.
Alors, sous les eaux éteintes du port, loin des corps scellés à l’usine, elle brava l’œil unique du phare et le cœur vacillant des marins, pour s’abymer dans l’océan où son chant s’épanouit sans limite.
