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À une lettre près

Au gré d’un souffle, la forme dévie.

Semblance d'avoir été, d'être, de ne pas être.
Semblance de bonté.
Je me suis habituée au simulacre.

Au début,
La fraîcheur, l’éclat radieux m’ont séduite,
Attirée par cette douceur pure.

Le temps passe, souillures du monde,
Plus rien d’exclusif,
Incapable de feindre encore,
Bonté repoussée.

Vivre en feinte,
Et au dernier instant,
Fermer vraiment les yeux.

Feindre encore, au souffle ultime ?
À cette bonté, offrir la dernière demeure,
Et l'enfouir enfin.


[ㅓ다르고 ㅏ다른]
~였던 척, 인 척, 아닌 척, 착한 척.
척하며 사는 것에 익숙해졌다.

처음에는
청량함이, 찬연함이 좋아서,
그 착함에 끌렸다가

시간이 지나고, 세상의 얼룩이 묻으면
나에게만 그러함이 아니라서,
척하지 못해서,
그 착함을 밀어낸다.

척하며 살다가
마지막에는
진짜 눈을 감는다.

그때도 척할 수 있다면,
착함을 지금
묻고 싶다.
Ce poème est inspiré d'un jeu linguistique coréen portant sur la subtile variation d'une seule voyelle entre deux mots : « Tcheok » (le simulacre, faire semblant) et « Tchak-ham » (la bonté, la dévotion). À travers cette infime déviation formelle, le texte explore la frontière poreuse entre l'authenticité et l'apparence, capturant la désillusion face aux masques du monde et cette ultime quête de vérité juste avant le dernier souffle.

Tous droits réservés © Poème posté le 12/06/2026 par Liamthepoet

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