Isabelle de Sigognac
Ce si beau visage à tons ivoirins,
Était-ce un mirage en cette nuit fauve ?
Cela paraissait ainsi, je le crains,
Mais non ! C'était elle, avec son cœur mauve !
Isabelle ! Aux yeux resplendissant d'or !
Une déesse alme au regard qui tue,
Faisait les cent pas dans ce beau décor,
Et moi, qui ne suis qu'une âme en tenue,
La regardais, fou d'elle et de son or.
Je mourrais de joie à la voir là, calme,
Entre les ifs noirs et les fleurs d'été,
J'aimerais l'avoir, caresser sa palme,
Je ne daignerai que voir sa beauté.
Les oiseaux sont las, endormis, tranquilles,
Et le soir renaît, endiamanté,
Car mes vers parfaits qui vont en vrilles
S'énamourent tous de sa volupté,
De son désespoir… de ces belles filles !
Était-ce un mirage en cette nuit fauve ?
Cela paraissait ainsi, je le crains,
Mais non ! C'était elle, avec son cœur mauve !
Isabelle ! Aux yeux resplendissant d'or !
Une déesse alme au regard qui tue,
Faisait les cent pas dans ce beau décor,
Et moi, qui ne suis qu'une âme en tenue,
La regardais, fou d'elle et de son or.
Je mourrais de joie à la voir là, calme,
Entre les ifs noirs et les fleurs d'été,
J'aimerais l'avoir, caresser sa palme,
Je ne daignerai que voir sa beauté.
Les oiseaux sont las, endormis, tranquilles,
Et le soir renaît, endiamanté,
Car mes vers parfaits qui vont en vrilles
S'énamourent tous de sa volupté,
De son désespoir… de ces belles filles !
