La boîte muette
1
Plongé dans un silence ovale,
au cœur d’un espace dense,
j’ouvris un livre.
Les essaims du logos enfouis dans le papier,
sous un silence à rebrousse-poil,
se tordirent, s’élancèrent.
À mes pieds,
des feuilles de mots étaient tombées.
Je les recueillis doucement,
les fis frémir dans ma paume,
et un parfum d’ambre se répandit dans l’air.
Coffret du savoir
où débordent et frémissent les vagues de la pensée, citadelle de silence,
soutenue par l’entasis.
Vers le fond des yeux clos
descendent
des pensées sans suite.
De la pâle lumière de l’oculus
descendit la danse d’un feuillet,
dénouant l’air.
Sur la blancheur de la page
courut
la brève parole du silence :
« J’ai faim. »
*À la Bibliothèque nationale de France, site Richelieu
au cœur d’un espace dense,
j’ouvris un livre.
Les essaims du logos enfouis dans le papier,
sous un silence à rebrousse-poil,
se tordirent, s’élancèrent.
À mes pieds,
des feuilles de mots étaient tombées.
Je les recueillis doucement,
les fis frémir dans ma paume,
et un parfum d’ambre se répandit dans l’air.
Coffret du savoir
où débordent et frémissent les vagues de la pensée, citadelle de silence,
soutenue par l’entasis.
Vers le fond des yeux clos
descendent
des pensées sans suite.
De la pâle lumière de l’oculus
descendit la danse d’un feuillet,
dénouant l’air.
Sur la blancheur de la page
courut
la brève parole du silence :
« J’ai faim. »
*À la Bibliothèque nationale de France, site Richelieu
