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Des cadavres dans le placard

Tandis, qu’emprunté, je rends l’âme,
En cohortes, viennent les fantômes,
Les gouffres béants sous la lame,
L’écume poussiéreuse des vieux tomes.

J’entends, vacillant le loquet,
Grincer des dents, et insistants,
Des rires toqués, équidistants
Du loup lubrique et du biquet.

Leurs feux roulants de jeux sadiens,
Me ficèlent de lâches nœuds coulants,
D’anneaux saturniens découlant,
D’une chambre, cimetière indien.

Bon Dieu, ces gueules d’enterrement,
Sont blêmes comme des cierges ou des culs
De blancs-becs, j’en suis convaincu,
Vierges du moindre sentiment.

Sordides galants échevelés,
Ces veules blondins m’en veulent à mort,
Qui, par la poudre, écervelés,
Susurrent d’ironiques « Mi amor »

Ils fouraillent mes flancs déchirés,
Comme une côte battue par les vents,
Cornouailles dentues, où, morts-vivants,
Les rocs déchiquètent leurs denrées.

Ces ravins prisés des gandins,
Des pare-chocs et des garde-boues,
Couronnent de gadoue, les gadins,
Des dandys gantés mais à bout.

En châles frileux et petites laines,
Me halent, intempérants péris,
Rimbaud beurré qu’abreuve Verlaine,
Sa veuve bravant l’intempérie.

Entre R.Pattinson éploré,
Noyé dans le rhum Bacardi
Ses mignardises de mijaurée
Lourdée, dévoient Jake Elordi.

Ma poitrine grêle, se soulevant,
Tressaute comme expire un hoquet,
En langage fleuri, me servant,
Des chrysanthèmes, c’est le bouquet !

Mon épitaphe, je le voulais,
Une certaine idée romantique,
Celle des nuits sans lune de Shelley,
Un idéal de Rome Antique.

Tous droits réservés © Poème posté le 01/06/2026 par Deshaiessaintes

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