Là-bas
Ramenez moi là-bas où la vie était douce,
Là où les jours étaient lumineux et si lents,
Les nuits chaudes et brûlantes parfumées de laurier.
Ramenez moi là où, allongé sur le sable
Je voyais dans le ciel passer des oiseaux blancs.
Je tenais là, le temps prisonnier dans ma main
Il s’était arrêté, sans quête de demain.
De longues filles noires, longues robes de voile
Passaient sans nous savoir en se tenant la main
Leur élégance rare, leurs robes chamarrées
Et leurs visages fins transcendaient leur beauté.
Leur sourire cachait une douleur profonde
On a volé leur vie, leur amour, leur passion
Au nom d’une inhumaine, barbare tradition,
Elles n’auront à jamais du plaisir l’émotion.
Je veux revoir ces filles, leur beauté séraphique,
Au port de tête altier et aux membres si frêles
Marchant si lentement, belles et noires gazelles
Au beau regard de jais, à l’âme énigmatique.
Je garde en mon âme l’image de leur tristesse
Éclairée par tout l’or qui habillait leur corps.
Je revois leur démarche, lente, pleine de noblesse
Rythmée tout en douceur par leur hanches ondoyantes.
Filles au regard fier, à l’ombre étincelante
Qui, la porte franchie, illuminaient leur bouge
Vendant dans la douleur leur corps souillé de rouge.
Ramenez moi là-bas, ou les grands flamands roses
Au bord d’un lac lunaire s’envolent et se posent.
Là ou des boutres lents, sillonnent la Mer Rouge
Voiliers larges et obèses aux flancs azur et rouge,
Voguant jusqu’à Aden sous leur voile en triangle
Ventre chargée de kat de dattes et de mangues.
...Ramenez moi là-bas où des filles sont belles,
Mais pleurent leur désir parti à tire d’ailes.
Là où les jours étaient lumineux et si lents,
Les nuits chaudes et brûlantes parfumées de laurier.
Ramenez moi là où, allongé sur le sable
Je voyais dans le ciel passer des oiseaux blancs.
Je tenais là, le temps prisonnier dans ma main
Il s’était arrêté, sans quête de demain.
De longues filles noires, longues robes de voile
Passaient sans nous savoir en se tenant la main
Leur élégance rare, leurs robes chamarrées
Et leurs visages fins transcendaient leur beauté.
Leur sourire cachait une douleur profonde
On a volé leur vie, leur amour, leur passion
Au nom d’une inhumaine, barbare tradition,
Elles n’auront à jamais du plaisir l’émotion.
Je veux revoir ces filles, leur beauté séraphique,
Au port de tête altier et aux membres si frêles
Marchant si lentement, belles et noires gazelles
Au beau regard de jais, à l’âme énigmatique.
Je garde en mon âme l’image de leur tristesse
Éclairée par tout l’or qui habillait leur corps.
Je revois leur démarche, lente, pleine de noblesse
Rythmée tout en douceur par leur hanches ondoyantes.
Filles au regard fier, à l’ombre étincelante
Qui, la porte franchie, illuminaient leur bouge
Vendant dans la douleur leur corps souillé de rouge.
Ramenez moi là-bas, ou les grands flamands roses
Au bord d’un lac lunaire s’envolent et se posent.
Là ou des boutres lents, sillonnent la Mer Rouge
Voiliers larges et obèses aux flancs azur et rouge,
Voguant jusqu’à Aden sous leur voile en triangle
Ventre chargée de kat de dattes et de mangues.
...Ramenez moi là-bas où des filles sont belles,
Mais pleurent leur désir parti à tire d’ailes.
