Déracinée
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Des rochers de granit que l’océan dévore
Aux longues plages bleues caressées du Soleil,
De l’entrain tapageur assourdissant Marseille
Aux senteurs parfumées que la Provence arbore,
Du Rhône impétueux au canal du Midi,
De Bordeaux à Paris, c’est une immense toile
Qui noie de ses couleurs le paradis natal
En suivant le chemin des chalands alourdis,
Du bord de la patrie aux confins de la Manche
Vers la cime escarpée des monts pyrénéens,
J’évolue sans repère en suivant mon destin,
Au galop d’un cheval armé des coudées franches
Et si j’ai déchiré ma vieille pèlerine
Aux épines du temps, j’ai rempli ma besace
De souvenirs bruyants et de portraits vivaces ;
J’ai conquis un trésor en perdant mes racines.
Aux longues plages bleues caressées du Soleil,
De l’entrain tapageur assourdissant Marseille
Aux senteurs parfumées que la Provence arbore,
Du Rhône impétueux au canal du Midi,
De Bordeaux à Paris, c’est une immense toile
Qui noie de ses couleurs le paradis natal
En suivant le chemin des chalands alourdis,
Du bord de la patrie aux confins de la Manche
Vers la cime escarpée des monts pyrénéens,
J’évolue sans repère en suivant mon destin,
Au galop d’un cheval armé des coudées franches
Et si j’ai déchiré ma vieille pèlerine
Aux épines du temps, j’ai rempli ma besace
De souvenirs bruyants et de portraits vivaces ;
J’ai conquis un trésor en perdant mes racines.
Bref aperçu de mon périple
