Sois belle et tais-toi !
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Qu'est-il de plus macho qu'un poète savant ?
Pour arrondir le vers, qu'il ne heurte l'oreille,
Il sut discriminer le fort ceps de la treille
Et jeta celle-ci dans un profond couvent.
Il décréta les « e » n'être que féminin,
Ces filles de serpent, à la langue fourchue,
Qui fit, que du jardin, toute joie fut déchue,
Tandis que le con sonne au minuscule nain.
Tu ne vivras que bâillonnée, belle voyelle !
Discrète, on te lira, mais point on t'entendra
Et, si cela ne te convient, on te pendra
Hautement, courtement, au bout d'une ficelle,
Car il ne nous plaît pas que tu nous télescopes
En dansant ta rondeur qui distrait nos fureurs.
User de la césure, en rapide apocope,
Corrigera de la nature ses erreurs.
Pour arrondir le vers, qu'il ne heurte l'oreille,
Il sut discriminer le fort ceps de la treille
Et jeta celle-ci dans un profond couvent.
Il décréta les « e » n'être que féminin,
Ces filles de serpent, à la langue fourchue,
Qui fit, que du jardin, toute joie fut déchue,
Tandis que le con sonne au minuscule nain.
Tu ne vivras que bâillonnée, belle voyelle !
Discrète, on te lira, mais point on t'entendra
Et, si cela ne te convient, on te pendra
Hautement, courtement, au bout d'une ficelle,
Car il ne nous plaît pas que tu nous télescopes
En dansant ta rondeur qui distrait nos fureurs.
User de la césure, en rapide apocope,
Corrigera de la nature ses erreurs.
©JIM
