Le ballet de l'aube
2
Miniature poétique
Au jardin du tsar, rouge et or, une ombre veille
Ivan suit dans les ifs la lueur d'un brasier ;
Soudain l’Oiseau de feu tranche l’air du sentier,
De son vol jaillit une gerbe d'émerveils.
Le prince tient l’oiseau au tumulte vermeil,
L'aile lutte encor sous le geste prisonnier ;
Treize filles sans voix glissent vers le pommier,
Sous leurs pas frissonnants déjà l'herbe s'éveille.
La ronde lente accroît le songe de la nuit,
Mais l’aube ouvre au lointain le palais de Kachtcheï ;
Les monstres accourent, les captives s’enfuient.
Des cuivres éclatent d’une ire sans pareille,
Puis l’Oiseau chante et berce un monde qui s’oublie,
Et le jour livre aux sons la clarté réunie.
Au jardin du tsar, rouge et or, une ombre veille
Ivan suit dans les ifs la lueur d'un brasier ;
Soudain l’Oiseau de feu tranche l’air du sentier,
De son vol jaillit une gerbe d'émerveils.
Le prince tient l’oiseau au tumulte vermeil,
L'aile lutte encor sous le geste prisonnier ;
Treize filles sans voix glissent vers le pommier,
Sous leurs pas frissonnants déjà l'herbe s'éveille.
La ronde lente accroît le songe de la nuit,
Mais l’aube ouvre au lointain le palais de Kachtcheï ;
Les monstres accourent, les captives s’enfuient.
Des cuivres éclatent d’une ire sans pareille,
Puis l’Oiseau chante et berce un monde qui s’oublie,
Et le jour livre aux sons la clarté réunie.
