La dormeuse du bal
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En hommage à Arthur Rimbaud
Tout au bout de la rue où s’éteint la lumière,
Loin du bal campagnard quand baisse le flonflon,
Dans un clair-obscur où la belle lune altière
Luit : là est un coin calme où vit l’illusion.
Une femme fragile et sur l’herbe étendue,
Son beau visage blanc frôlé par l’air soyeux,
Dort ; innocente fleur, en parfaite ingénue
Pâle en cette nuit trouble où tout semble brumeux.
Les jambes repliées, elle dort. Sa lèvre porte
L’image d’un sourire au rêve qui l’emporte,
Mais nul ne la protège, elle est seule, elle a froid
Et dort au clair de lune en déesse divine,
Près d’elle une seringue, un sachet d’héroïne
Ouvert ; son cœur muet dans un corps plein d’effroi.
Tout au bout de la rue où s’éteint la lumière,
Loin du bal campagnard quand baisse le flonflon,
Dans un clair-obscur où la belle lune altière
Luit : là est un coin calme où vit l’illusion.
Une femme fragile et sur l’herbe étendue,
Son beau visage blanc frôlé par l’air soyeux,
Dort ; innocente fleur, en parfaite ingénue
Pâle en cette nuit trouble où tout semble brumeux.
Les jambes repliées, elle dort. Sa lèvre porte
L’image d’un sourire au rêve qui l’emporte,
Mais nul ne la protège, elle est seule, elle a froid
Et dort au clair de lune en déesse divine,
Près d’elle une seringue, un sachet d’héroïne
Ouvert ; son cœur muet dans un corps plein d’effroi.
