Sur mes mondes lassés
J’ai choisi la solitude et sa grave présence,
Comme un dernier asile aux jours désenchantés ;
Dans le silence obscur des rêves écartés,
Elle pose à mon front le baume de l’absence.
Quand meurt l’agitation de la foule en démence,
Et que l’ombre descend sur mes mondes lassés,
Je retrouve en ses plis des chemins effacés,
Où s’endort lentement le poids de l’existence.
Elle ne ment jamais, ne condamne aucun cri,
Gardant pieusement les secrets de l’esprit ;
Le siècle indifférent se détourne et s’efface.
Alors monte du fond de mon intime désert
Une étoile qui tremble au-dessus de la mer,
Et l’aurore sur mon front vient répandre sa grâce.
Comme un dernier asile aux jours désenchantés ;
Dans le silence obscur des rêves écartés,
Elle pose à mon front le baume de l’absence.
Quand meurt l’agitation de la foule en démence,
Et que l’ombre descend sur mes mondes lassés,
Je retrouve en ses plis des chemins effacés,
Où s’endort lentement le poids de l’existence.
Elle ne ment jamais, ne condamne aucun cri,
Gardant pieusement les secrets de l’esprit ;
Le siècle indifférent se détourne et s’efface.
Alors monte du fond de mon intime désert
Une étoile qui tremble au-dessus de la mer,
Et l’aurore sur mon front vient répandre sa grâce.
