Un bonheur qui s'apprivoise
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Où est-il ce bonheur que sans cesse on pourchasse ?
Il nous nargue, nous fuit et revient, tentateur,
Nous offre un avatar qui dès l’instant s’efface ;
Alors on se consume après cet imposteur.
Le temps passe et bientôt nous croyons le tenir
Sous la forme charnue d’un amour éternel
Que le temps ravageur bientôt vient nous ravir,
Nous laissant dégrisés, sans désir et sans aile.
Comment dans la tourmente apercevoir l’azur,
Entendre un autre son que cet âpre silence ?
Mais le bonheur enfin nous montre sa nature
Cachée sous le tapis de la rude existence.
Il est ancré partout dans la vie quotidienne,
Dans le salut cordial d’un voisin de palier,
Le reverdissement printanier d’un vieux chêne,
Des rimes retrouvées sur un ancien cahier.
Laissons là nos manies de geindre sans raison
Pour la volupté d’être et de ne pas souffrir ;
Nous verrons les soucis déserter l’horizon
Et la vie ordinaire uniment nous sourire.
Il nous nargue, nous fuit et revient, tentateur,
Nous offre un avatar qui dès l’instant s’efface ;
Alors on se consume après cet imposteur.
Le temps passe et bientôt nous croyons le tenir
Sous la forme charnue d’un amour éternel
Que le temps ravageur bientôt vient nous ravir,
Nous laissant dégrisés, sans désir et sans aile.
Comment dans la tourmente apercevoir l’azur,
Entendre un autre son que cet âpre silence ?
Mais le bonheur enfin nous montre sa nature
Cachée sous le tapis de la rude existence.
Il est ancré partout dans la vie quotidienne,
Dans le salut cordial d’un voisin de palier,
Le reverdissement printanier d’un vieux chêne,
Des rimes retrouvées sur un ancien cahier.
Laissons là nos manies de geindre sans raison
Pour la volupté d’être et de ne pas souffrir ;
Nous verrons les soucis déserter l’horizon
Et la vie ordinaire uniment nous sourire.
