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Le Chant du rassis
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Enfin rassis, je trône assis sur le passé,
Que m’importe demain, le temps a cessé d’être ;
J’oublie le souvenir de l’amour trépassé,
Je lui tourne le dos, c’est moi qui suis le maître.

Que me chaut l’avenir, s’il faut un jour périr,
Pourquoi presser le pas et bousculer ma vie,
Plutôt me relaxer avant que de mourir,
Libéré du désir d’atteindre à la survie.

Tout Mortel ici-bas envisage sa fin
Et la perte de soi comme un mal évitable,
Craignant que le Néant soit chose épouvantable.

C’est le Réel sans âme, en bourreau du destin,
Qui impose sa loi, nous faisant la vie dure –
Il porte tous ses coups à l’Homme qui endure.

Tous droits réservés © Poème posté le 13/05/2026 par Xuyozi

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