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LA FIEVRE DES HAUTEURS

Mes âges en nuisette
Ont creusé ma ride volage.
Dans une lune sans fard,
Le ciel a conjugué
A tous les temps mon malheur.

Des gratte-ciels aux tiges épineuses
Ont posé leurs ombres de marquise
Sur ma chevelure de paille.
La tête pleine de braises,
Je cours vers un recueil d’eau turquoise.

A mes poumons enfumés
Je déverse, un linge de marrées folles
Un foulard coloré au vent…

Le temps, suspendu à sa cravate de pendu,
Guette son heure.

Et à sa valse malade, ma mémoire
Photo sans cadre,
Confie son fiacre
Aux bras délavés des pleureuses.

© Poème posté le 11/05/2026 par Constance

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