Les plages musicales
Comme une plaine s’étendaient deux mois de grandes vacances,
Blés en herbe ondoyants, pré carré zadiste,
Signaux indiens d’Orly, derniers tours de piste,
J’en monte un bout à bout cubiste de séquences.
Une première vague tiédasse : flot de juilletistes,
Qui, blafards, donnent aux lieux son cachet d’aspirine,
Si j’aspire à la lune, tel Youri Gagarine,
Je plonge, tête la première, tel Jean le Baptiste.
Aprèms sur RMC, M.C, librettiste,
A la bande son mélasse, Christophe, Sylvie Vartan,
Menthes à l’eau, crèmes glacées, glandouille artiste,
Mutent le gite balnéaire en roulotte de gitan.
En bordure des collines, pagnolades et grillons,
Les pataugas en rade, vadrouillent les touristes,
Sur la rade miniature, churros, donuts, graillons,
Joyeux drilles, pignolades : un menu barriste.
Le saut dans l’inconnu, du camp de nudistes
Dont discutaille le gite, qui, outrant les familles,
Vient troubler la quiétude des rives atlantistes,
Mes pupilles papillonnent et mon maillot frétille.
Mes mois livrent bataille, l’un opine, l’un pinaille,
Entre une moue dégoutée et la peur d’être outé,
L’envie se fait la malle, recule, bien que tentée,
Et je remballe mes gaules : une serviette ceint ma taille.
Le raout d’aoutiens dynamite le mitan,
Dont attisent le bourdon, les taons et aoutats,
Bardas brinquebalants, locations en l’état,
Qui trainent les casseroles d’annoncer la mi-temps.
Boulistes et pongistes lanternent aux bodegas
Bourrées, que ravitaillent, chourés sous les lampions,
Anisettes, pastagas d’une supérette Champion,
Et les lampistes épongent, des marmailles, les dégâts.
Les gars dragouillent les filles, qui lampent des cônes vanilles,
S’emparent, comme parasols, des affichettes jaunies,
Ils imitent Jimmy Dean, mais, mince, tongs, espadrilles,
Et lotions Petrole Hahn sabotent le mythe Bonnie.
Les pétroleuses connaissent Bardot et Sidonie,
Sur le bout de leurs doigts manucurés, starlettes,
Et dament cannes et arpions des gonzes à pétrolette,
L’arsouille en canotier : le flouze fait l’adonis.
Braillent les trilles des cigales, et grillent d’une cigarette,
Paréos et dos nus sensibles à la maille,
C’est leur dernière cartouche, gobée en Nicorette,
Saugrenue, est l’idée d’été dans la grisaille.
Blés en herbe ondoyants, pré carré zadiste,
Signaux indiens d’Orly, derniers tours de piste,
J’en monte un bout à bout cubiste de séquences.
Une première vague tiédasse : flot de juilletistes,
Qui, blafards, donnent aux lieux son cachet d’aspirine,
Si j’aspire à la lune, tel Youri Gagarine,
Je plonge, tête la première, tel Jean le Baptiste.
Aprèms sur RMC, M.C, librettiste,
A la bande son mélasse, Christophe, Sylvie Vartan,
Menthes à l’eau, crèmes glacées, glandouille artiste,
Mutent le gite balnéaire en roulotte de gitan.
En bordure des collines, pagnolades et grillons,
Les pataugas en rade, vadrouillent les touristes,
Sur la rade miniature, churros, donuts, graillons,
Joyeux drilles, pignolades : un menu barriste.
Le saut dans l’inconnu, du camp de nudistes
Dont discutaille le gite, qui, outrant les familles,
Vient troubler la quiétude des rives atlantistes,
Mes pupilles papillonnent et mon maillot frétille.
Mes mois livrent bataille, l’un opine, l’un pinaille,
Entre une moue dégoutée et la peur d’être outé,
L’envie se fait la malle, recule, bien que tentée,
Et je remballe mes gaules : une serviette ceint ma taille.
Le raout d’aoutiens dynamite le mitan,
Dont attisent le bourdon, les taons et aoutats,
Bardas brinquebalants, locations en l’état,
Qui trainent les casseroles d’annoncer la mi-temps.
Boulistes et pongistes lanternent aux bodegas
Bourrées, que ravitaillent, chourés sous les lampions,
Anisettes, pastagas d’une supérette Champion,
Et les lampistes épongent, des marmailles, les dégâts.
Les gars dragouillent les filles, qui lampent des cônes vanilles,
S’emparent, comme parasols, des affichettes jaunies,
Ils imitent Jimmy Dean, mais, mince, tongs, espadrilles,
Et lotions Petrole Hahn sabotent le mythe Bonnie.
Les pétroleuses connaissent Bardot et Sidonie,
Sur le bout de leurs doigts manucurés, starlettes,
Et dament cannes et arpions des gonzes à pétrolette,
L’arsouille en canotier : le flouze fait l’adonis.
Braillent les trilles des cigales, et grillent d’une cigarette,
Paréos et dos nus sensibles à la maille,
C’est leur dernière cartouche, gobée en Nicorette,
Saugrenue, est l’idée d’été dans la grisaille.
