Sous quelle étoile suis-je donc né,
J’en suis encore à me le demander.
Serait-ce dans la fresque de ces nuages
Au blanc si crémeux, aux formes si dansantes
Que je trouverai quelques indices quant à ma destinée.
J’hume l’air comme si la question était pire sentence,
J’aspire haut les vents comme on hume les parfums d’une prière ;
Les odes, les louanges réconcilient le cœur au corps,
Les âmes sont laissées sur des côtes bien plus funestes.
Certes, le départ d’une vie est déjà improbable,
Le visage des proches déjà au fil des âges s’effiloche,
Bien vite nous comblons les vides d’une vie sinon faconde ;
Les mots venant goulûment sous la langue, pointant l’incompris.
Quand nous sommes au bord des rives du non retour, avides,
Nous scrutons les cieux pour de la Terre ne plus dépendre.
Alain, 21 juin 2011
