L’ultime reflet
Je regarde cet étrange horizon incertain,
Où vacille le jour sur les cendres du matin,
Le vent y sème encore des promesses fragiles,
Et mes pensées s’y perdent, errantes et dociles.
Le ciel porte en silence un secret de lumière,
Comme un chant oublié dormant sous la poussière,
Chaque nuage y flotte en vaisseau de mémoire,
Chargé d’espoirs fanés, de blessures, d’histoires.
J’avance sans savoir si l’aube me réclame,
Si la nuit tend ses bras ou consume mon âme,
Mais mon cœur, obstiné, suit ce lointain appel,
Comme un oiseau blessé cherche un ciel fidèle.
Les saisons ont laissé sur mes mains leur passage,
Des frissons de jeunesse aux hivers sans rivage,
Et j’emporte avec moi ces éclats de jadis,
Ces serments murmurés que le temps a trahis.
Pourtant je vais encore, ivre de l’invisible,
Vers cet ailleurs tremblant, profond et indicible,
Car au bout du chemin, sous l’ultime reflet,
Là, j’y abandonnerai tous mes rêves sans regret.
Où vacille le jour sur les cendres du matin,
Le vent y sème encore des promesses fragiles,
Et mes pensées s’y perdent, errantes et dociles.
Le ciel porte en silence un secret de lumière,
Comme un chant oublié dormant sous la poussière,
Chaque nuage y flotte en vaisseau de mémoire,
Chargé d’espoirs fanés, de blessures, d’histoires.
J’avance sans savoir si l’aube me réclame,
Si la nuit tend ses bras ou consume mon âme,
Mais mon cœur, obstiné, suit ce lointain appel,
Comme un oiseau blessé cherche un ciel fidèle.
Les saisons ont laissé sur mes mains leur passage,
Des frissons de jeunesse aux hivers sans rivage,
Et j’emporte avec moi ces éclats de jadis,
Ces serments murmurés que le temps a trahis.
Pourtant je vais encore, ivre de l’invisible,
Vers cet ailleurs tremblant, profond et indicible,
Car au bout du chemin, sous l’ultime reflet,
Là, j’y abandonnerai tous mes rêves sans regret.
