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Silence du némus

Dans l’or du jour naissant, sous un ciel sans frontières,
Ils quittent les sentiers où passent les humains ;
Une clairière close invite à la lumière,
Ils vont, se découvrant, en se tenant la main.

Déposant là, au sol, leurs étoffes légères,
Dans une offrande pure au souffle des sous-bois,
Ils entrent, frémissants, dans l’ombre printanière,
Que la mousse et l’air frais referment sur leurs pas.

Leurs rires ont déjà la grâce de l’été —
Libres, ils avancent au rythme des collines ;
Ils goûtent sans détour la chaleur révélée,
Où la peau se répond en frissons qui s’inclinent.

Et dans ce calme épais, sans honte ni détour,
Ils restent suspendus à l'ivresse du jour.

© Poème posté le 30/04/2026 par Besac

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