Civilisation
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Civilisation
Embués dans les brumes d'une beuh baveuse
Boitant dans le goudron, bravant les marécages
Bardes de grands mythos, de fables bitumeuses
Débordants abrutis, bien trop gros pour la cage
Buvant les eaux du styx à gorge déployée
Fixant dans le miroir, "Est-ce à moi que tu causes ?"
Les lendemains heureux, en train de louvoyer
L'horizon est un leurre, un ciel qui se nécrose
En horde et en désordre, en rituel saurien
En hiérarchies de chien, en symphonies de loups,
Le feu est éternel dans les yeux du vaurien
Maîtresse adrenaline, accélère nos pouls
Et nos roues
nos coups
tout
Trou
...
Échoué sur un port, au pied d'une statue
Me toise de son marbre et me tient ce discours:
"Ton passé est un rêve, une fièvre qui tue
Émerge du chenil, rejoins la haute cour "
Elle tourne le dos et part sur son pavé
Orné d'épis de blé, embaumé de senteurs
D'oliviers sénateurs, de vernis délavé
Je suis le supplicié au pays des menteurs
Je sursaute trois fois, silence qui bourdonne
Revois l'Eden sauvage et repense aux fruits mûrs
Parfois, tard dans la nuit, la nostalgie fredonne
Puis je vois mes enfants, protégés par ces murs
Embués dans les brumes d'une beuh baveuse
Boitant dans le goudron, bravant les marécages
Bardes de grands mythos, de fables bitumeuses
Débordants abrutis, bien trop gros pour la cage
Buvant les eaux du styx à gorge déployée
Fixant dans le miroir, "Est-ce à moi que tu causes ?"
Les lendemains heureux, en train de louvoyer
L'horizon est un leurre, un ciel qui se nécrose
En horde et en désordre, en rituel saurien
En hiérarchies de chien, en symphonies de loups,
Le feu est éternel dans les yeux du vaurien
Maîtresse adrenaline, accélère nos pouls
Et nos roues
nos coups
tout
Trou
...
Échoué sur un port, au pied d'une statue
Me toise de son marbre et me tient ce discours:
"Ton passé est un rêve, une fièvre qui tue
Émerge du chenil, rejoins la haute cour "
Elle tourne le dos et part sur son pavé
Orné d'épis de blé, embaumé de senteurs
D'oliviers sénateurs, de vernis délavé
Je suis le supplicié au pays des menteurs
Je sursaute trois fois, silence qui bourdonne
Revois l'Eden sauvage et repense aux fruits mûrs
Parfois, tard dans la nuit, la nostalgie fredonne
Puis je vois mes enfants, protégés par ces murs
