Image sur une partition
1
Sur une feuille de partition fanée,
un trait de vermillon
courut légèrement.
Au marché aux puces,
un marchand de partitions avait ouvert son étal
et vantait aux passants
ses feuilles les plus singulières.
Un vieux musicien aux cheveux blancs
s’arrêta pour regarder,
puis demanda :
« N’en auriez-vous pas une bleue ? »
« Mais si, certainement. »
« Celle-ci, c’est bien la Sonate pour violon de Debussy.
C’est du Fauré que je voudrais. »
« Parfaitement — la violette, c’est Fauré.
Je n’en ai qu’une feuille de chacun,
mais si vous les joignez pour les jouer,
une musique nouvelle naîtra. »
Le son du violon
fit naître du blanc,
et la lumière s’y engouffrant
pressa l’effondrement de l’espace.
un trait de vermillon
courut légèrement.
Au marché aux puces,
un marchand de partitions avait ouvert son étal
et vantait aux passants
ses feuilles les plus singulières.
Un vieux musicien aux cheveux blancs
s’arrêta pour regarder,
puis demanda :
« N’en auriez-vous pas une bleue ? »
« Mais si, certainement. »
« Celle-ci, c’est bien la Sonate pour violon de Debussy.
C’est du Fauré que je voudrais. »
« Parfaitement — la violette, c’est Fauré.
Je n’en ai qu’une feuille de chacun,
mais si vous les joignez pour les jouer,
une musique nouvelle naîtra. »
Le son du violon
fit naître du blanc,
et la lumière s’y engouffrant
pressa l’effondrement de l’espace.
