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Le viol du luxe et de la graisse
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Je vois qu’en ce bas monde prévaut la bêtise,
Fière de se montrer dans sa sauvagerie !
Un simiesque prétend, dans la ménagerie,
Imposer son humeur que la frayeur attise.

Combien d'écervelés, combien de capitaines,
En se croyant futés, provoquent l'avalanche,
Qui nous emporte tous, dessous cette aube blanche,
En n'ayant, du vainqueur, que frimousse hautaine !

Son menton en galoche et son œil myope et terne,
Du monde, il ne perçoit, qu'un nombre de citernes.

Quand l'intellect fléchit la force devient loi !
Dans ce vaste musée, où dorment les portraits
Des nabots saccageurs, quel profond désarroi
De ne voir, que du crime, étalé d'autre attrait.

Galerie de miroirs, dans cet immense asile,
On préfère au silence une parole creuse ;
Qui gagnera le prix du plus flambant débile ?
Quand d'eux nous déliera la vague cancéreuse ?

Qu'elle est belle l'élite où règne un gras gorille
Uni à la guenon qui devant lui frétille !
©JIM

© Poème posté le 28/04/2026 par Jim

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