Sonnet pour ****
Faux naïf, dansant et riant, tel Silène le faune,
Je chantais et scandais, sans l’ombre d’une peur,
Et à tout bout de champ : « Qu’importe les malheurs ! »
Mais le cri retentit : « Misère, vient l’automne ! »
Faute à l’insatiable, qui ne vit nulle aumône,
Si ce n’est le trône des viles profondeurs.
D’ici, il s’envola vers la plus belle fleur
Et enleva les lèvres à l’aimée Perséphone.
Donne moi donc ton corps prosperatus amor
Que je puisse t’étreindre et t’embrasser à mort
Et que tes fiévreux vices et délices m’enivrent.
Pardonne, je t’en prie, je ne puis être seul
En ce lieu désolé ; douce, tu es la seule
A faire de l’enfer : lieu où l’on puisse vivre.
Je chantais et scandais, sans l’ombre d’une peur,
Et à tout bout de champ : « Qu’importe les malheurs ! »
Mais le cri retentit : « Misère, vient l’automne ! »
Faute à l’insatiable, qui ne vit nulle aumône,
Si ce n’est le trône des viles profondeurs.
D’ici, il s’envola vers la plus belle fleur
Et enleva les lèvres à l’aimée Perséphone.
Donne moi donc ton corps prosperatus amor
Que je puisse t’étreindre et t’embrasser à mort
Et que tes fiévreux vices et délices m’enivrent.
Pardonne, je t’en prie, je ne puis être seul
En ce lieu désolé ; douce, tu es la seule
A faire de l’enfer : lieu où l’on puisse vivre.
