Sur la cime
7
Au bord d’un lac noyé dans la mélancolie
L’ombre d’un randonneur fuit le spleen du brouillard ;
Le ciel et l’eau mêlés, comme un grand étendard,
Recouvrent d’un linceul le val enseveli.
Un obscur sentier monte à l’assaut des nuages,
Sous les pleurs des sapins dépourvus de contours ;
Quelque clarté neigeuse éclaire à demi jour
Le profil des grands fûts sans âme et sans ramage
Cependant qu’un faisceau perce les frondaisons,
Premier pas du Soleil qui règne sur la cime ;
Le marcheur à grand peine, émergeant de l’abîme,
Poursuit ce rayon d’or qui balaie sa prison.
Au-dessus des haillons rampant sur la vallée
Resplendit une voûte au bleu de porcelaine ;
L’homme est venu chercher, loin de la morne plaine
Le sourire à l’envers de l’astre dévoilé.
Ici, dans la douceur inondée de lumière,
La vie prend la couleur nacrée du paradis ;
Le flâneur oublieux de sa ville engourdie
Épouse la magie des beautés printanières .
L’ombre d’un randonneur fuit le spleen du brouillard ;
Le ciel et l’eau mêlés, comme un grand étendard,
Recouvrent d’un linceul le val enseveli.
Un obscur sentier monte à l’assaut des nuages,
Sous les pleurs des sapins dépourvus de contours ;
Quelque clarté neigeuse éclaire à demi jour
Le profil des grands fûts sans âme et sans ramage
Cependant qu’un faisceau perce les frondaisons,
Premier pas du Soleil qui règne sur la cime ;
Le marcheur à grand peine, émergeant de l’abîme,
Poursuit ce rayon d’or qui balaie sa prison.
Au-dessus des haillons rampant sur la vallée
Resplendit une voûte au bleu de porcelaine ;
L’homme est venu chercher, loin de la morne plaine
Le sourire à l’envers de l’astre dévoilé.
Ici, dans la douceur inondée de lumière,
La vie prend la couleur nacrée du paradis ;
Le flâneur oublieux de sa ville engourdie
Épouse la magie des beautés printanières .
