La retraite de la fleuriste
3
(Déjà quatre-vingt-cinq ans !)
Besogner chaque jour, sélectionner les roses,
Arranger des bouquets exhalant leur parfum,
Voilà ce que tu fais, beaucoup mieux que d’aucuns,
Pour charmer le client à qui tu les proposes
Et célébrer celle qui avance d’un an.
Dès lors que vient le temps pour que tu te reposes,
Qu’arrive à pas comptés le moment opportun,
Tu quittes l’atelier devenu importun,
Pour joindre le parcours que ton bien-être impose
Et avancer d’un pas sur la route des ans.
Prends soin de ta santé et fais durer la trêve ;
Tire profit du temps qu’il te reste en réserve ;
On en a jamais trop tant qu’on est en santé,
Tant qu’on est en état d’avancer dans les âges
Et qu’on peut mettre encore un autre pas devant.
Encore tu vivras longuement sans conteste,
Une fois dans l’oubli du faix que tu délestes ;
Au revoir dans quinze ans, quand tout aura viré,
Au revoir, à bientôt, quand tu seras bien sage,
Dans la maturité, nantie de tes cent ans !
Besogner chaque jour, sélectionner les roses,
Arranger des bouquets exhalant leur parfum,
Voilà ce que tu fais, beaucoup mieux que d’aucuns,
Pour charmer le client à qui tu les proposes
Et célébrer celle qui avance d’un an.
Dès lors que vient le temps pour que tu te reposes,
Qu’arrive à pas comptés le moment opportun,
Tu quittes l’atelier devenu importun,
Pour joindre le parcours que ton bien-être impose
Et avancer d’un pas sur la route des ans.
Prends soin de ta santé et fais durer la trêve ;
Tire profit du temps qu’il te reste en réserve ;
On en a jamais trop tant qu’on est en santé,
Tant qu’on est en état d’avancer dans les âges
Et qu’on peut mettre encore un autre pas devant.
Encore tu vivras longuement sans conteste,
Une fois dans l’oubli du faix que tu délestes ;
Au revoir dans quinze ans, quand tout aura viré,
Au revoir, à bientôt, quand tu seras bien sage,
Dans la maturité, nantie de tes cent ans !
