La Coquille Vide (Alzheimer)
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Tu te tiens devant moi
Mais je ne te reconnais pas
Tu n'es plus toi
Tu es juste une personne
Sans voix
Sans choix.
La vie t'a blessée
Elle t'a volé qui tu étais
Toute ta personnalité envolée
J'en veux à ta maladie
Parce qu'elle te dépouille de toute ton énergie.
Tu m'oublies,
Tu t'oublies
Et ça, c'est une véritable tragédie.
Tu ne vis plus dans ton corps
Ton esprit est en constant désaccord.
Tu as disparu
Pour laisser place à ton double
Alzheimer
Celui qui cause tous tes troubles.
Alors que ta mémoire s'efface
Que tes souvenirs ne refont plus surface
Moi, je m'accroche au mieux
Car c'est la seule chose de toi
Que je détiens encore un peu.
Ton visage reste le même
Ta force physique, idem
Mais ton corps
C'est une coquille vide
Victime d'une maladie perfide.
Elle t'arrache jour après jour
Au point qu'il n'y ait plus de retour.
Tu prenais soin de moi quand j'étais bébé
Aujourd'hui, c'est toi l'enfant qu'il faut gérer.
J'aurais voulu te revoir
Percevoir une bribe de ton passé
Parce que je sais qu'au fond tu en souffres
Et que nous, nous faisons ton deuil
Le deuil de qui tu as été.
J'aurais voulu te l'arracher, cette maladie
Qu'elle cesse de t'importuner
Qu'elle cesse de t'esclavager
Afin de retrouver la femme que tu as été
Mais ça, c'est juste une pensée désespérée.
Mais je ne te reconnais pas
Tu n'es plus toi
Tu es juste une personne
Sans voix
Sans choix.
La vie t'a blessée
Elle t'a volé qui tu étais
Toute ta personnalité envolée
J'en veux à ta maladie
Parce qu'elle te dépouille de toute ton énergie.
Tu m'oublies,
Tu t'oublies
Et ça, c'est une véritable tragédie.
Tu ne vis plus dans ton corps
Ton esprit est en constant désaccord.
Tu as disparu
Pour laisser place à ton double
Alzheimer
Celui qui cause tous tes troubles.
Alors que ta mémoire s'efface
Que tes souvenirs ne refont plus surface
Moi, je m'accroche au mieux
Car c'est la seule chose de toi
Que je détiens encore un peu.
Ton visage reste le même
Ta force physique, idem
Mais ton corps
C'est une coquille vide
Victime d'une maladie perfide.
Elle t'arrache jour après jour
Au point qu'il n'y ait plus de retour.
Tu prenais soin de moi quand j'étais bébé
Aujourd'hui, c'est toi l'enfant qu'il faut gérer.
J'aurais voulu te revoir
Percevoir une bribe de ton passé
Parce que je sais qu'au fond tu en souffres
Et que nous, nous faisons ton deuil
Le deuil de qui tu as été.
J'aurais voulu te l'arracher, cette maladie
Qu'elle cesse de t'importuner
Qu'elle cesse de t'esclavager
Afin de retrouver la femme que tu as été
Mais ça, c'est juste une pensée désespérée.
Je dédicace ce poème à ma grand-mère adorée.
