Tais mon écho
2
Dans l’ivresse morne de la foule
Les cris, la liesse, moi, je m’écroule
Autour de ces gens heureux de choir
Dans les liens arides du désespoir
Ces flots d’amertume et d’inconscience
Qu’ils ingèrent pour une brève ingérence
Et se laissant soumettre par l’éther
Brumeux qui embaume l’atmosphère
J’assiste impuissante et sans égard
À ma sobre solitude dans leurs regards
Jugeant mon silence, ma retenue
Ils m’inventent une aigreur, un malentendu
Mais mes rires déchus ne sont hélas
Que le produit futile de mon angoisse
Car cette mélancolie qui déchire mon âme
Imprègne mon cœur et me désarme
Cette absence que tu m’imposes à tort
Le poison qui enivre mes remords
Me rend cynique et dérisoire
Même aphasique, broyant du noir
Et cette ombre que tu noircis sans cesse
Sois indulgent et comme une promesse
Ne retiens pas ma douleur à ta peau
Renie mon désir et tais mon écho
Les cris, la liesse, moi, je m’écroule
Autour de ces gens heureux de choir
Dans les liens arides du désespoir
Ces flots d’amertume et d’inconscience
Qu’ils ingèrent pour une brève ingérence
Et se laissant soumettre par l’éther
Brumeux qui embaume l’atmosphère
J’assiste impuissante et sans égard
À ma sobre solitude dans leurs regards
Jugeant mon silence, ma retenue
Ils m’inventent une aigreur, un malentendu
Mais mes rires déchus ne sont hélas
Que le produit futile de mon angoisse
Car cette mélancolie qui déchire mon âme
Imprègne mon cœur et me désarme
Cette absence que tu m’imposes à tort
Le poison qui enivre mes remords
Me rend cynique et dérisoire
Même aphasique, broyant du noir
Et cette ombre que tu noircis sans cesse
Sois indulgent et comme une promesse
Ne retiens pas ma douleur à ta peau
Renie mon désir et tais mon écho
