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Allez fonce, Alphonse!
1

Je titubais, déjà bien raide,
Valsant dans le décor en toc,
Une joie factice made in Club Med,
Suintait des enseignes en plastoc.

Toc, toc, j’en bavais…, cette thurne,
Où dégoulinaient les standards,
J’en buvais les néons standards,
Les bavards stand-up nocturnes.

Le gorille affublé d’un TOC,
Ma maman aurait dit un dingue,
Porte-flingue ou rocker mastoc,
Boxait dans l’arrière-salle cradingue.

Dans l’orchestre de calypso,
Tenait la corde, la guitare,
Si le sax eut bien un sursaut,
Six coups de cymbales dirent « trop tard »

Mais étais-ce trop tard ou trop tôt,
Chien, louveteau, cochon ou lard,
Cet entre-deux, qu’ornementaux,
Agrémentaient milords hilares ?

Je pris une goutte d’alcool de menthe,
Mon péché-mignon de moutard,
Quilles en coton, cobaye d’Itard,
Dès que tournicotait la sente.

L’esprit battit la campagne,
Boxon tyrolien, tiroulis
Dispersés, fument les pissenlits,
Des zozios, d’Oz pro-castagne.

Ah Seigneur, quel affreux roulis,
La moutarde plein les naseaux,
Je me roulais, au pied du lit
De la rivière, étais-je maso ?

D’un clair murmure, elle m’accorda,
De converser avec les muses,
Voulais-je, musardant, faire mumuse
Ou être Alexander Korda?

Le palpitant dans le coaltar,
J’ai trimé sans palper de blé,
Me coltinant luths et sitars,
Sans un flèche, je fauchais les blés.

Prospecteur des montagnes russes,
Je ne savais plus où j’allais,
Campagne ou ville, Beckett ou Gruss,
Quand j’entendis Alphonse Allais :

« Vous êtes bouché ? C’est la bande son
Echue aux mas de cocagne,
Faites sauter les bouchons, garçon,!
Ceux de Chalons en Champagne. »

© Poème posté le 09/04/2026 par Deshaiessaintes

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