Erasure
Dans les récits anciens que nul écrit n'enferme,
qui dorment en mémoire à l'abri des discours,
des bruits et des folies que décomptent les jours,
de tous les fondements, demeurant le plus ferme,
ces histoires d'enfant, qu'on ne prend au sérieux,
relatent les exploits de nos lointains ancêtres,
qui surent inventer l'art de toujours renaître
en cultivant la fleur qui rend l'humain curieux.
Est-ce un conte ou un mythe ? Il est l'écho premier
que le temps réverbère, à nos sourdes oreilles
et qui guide nos pas, nous corrige et nous veille,
quand on croit jouer seul sur l'immense damier.
A l'école on apprend, la petite et la grande,
ces légendes qu'on doit répéter en salon,
ou bien lors de concours pour gagner du galon...
Mais rien n'est plus sérieux qu'un truc qui bien se vende !
Protocoles et tics, manies et procédures,
et l'art d'embobiner le chaland, cela compte
bien plus que la sagesse héritée dans les contes !
Tandis que nous passons, tous ces hauts faits perdurent.
Lorsque nous n'aurons rien, plus rien à raconter,
sinon l'énervement de cet instant fébrile
dans lequel l'univers se réduit au nombril,
personne ne verra ce qui fut démonté.
qui dorment en mémoire à l'abri des discours,
des bruits et des folies que décomptent les jours,
de tous les fondements, demeurant le plus ferme,
ces histoires d'enfant, qu'on ne prend au sérieux,
relatent les exploits de nos lointains ancêtres,
qui surent inventer l'art de toujours renaître
en cultivant la fleur qui rend l'humain curieux.
Est-ce un conte ou un mythe ? Il est l'écho premier
que le temps réverbère, à nos sourdes oreilles
et qui guide nos pas, nous corrige et nous veille,
quand on croit jouer seul sur l'immense damier.
A l'école on apprend, la petite et la grande,
ces légendes qu'on doit répéter en salon,
ou bien lors de concours pour gagner du galon...
Mais rien n'est plus sérieux qu'un truc qui bien se vende !
Protocoles et tics, manies et procédures,
et l'art d'embobiner le chaland, cela compte
bien plus que la sagesse héritée dans les contes !
Tandis que nous passons, tous ces hauts faits perdurent.
Lorsque nous n'aurons rien, plus rien à raconter,
sinon l'énervement de cet instant fébrile
dans lequel l'univers se réduit au nombril,
personne ne verra ce qui fut démonté.
©JIM
