LES SANS - REGISTRE
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LES SANS – REGISTRE
Nous sommes ceux
qui marchent de l’autre
côté du fleuve, dans des cubes
de métal, entrecroisés par les fers
de la haine, dilués dans
les profondeurs des abysses,
sans ligne officielle pour exister.
Nous nous appelons :
les Disparu du Fleuve.
Nos noms s’effacent avec l'histoire,
avant d’atteindre les registres ;
On ne peut mesurer nos mort
avec les statistiques.
Nous avons appris
à respirer sous la peur,
à dormir debout les yeux ouverts,
à naître dans les forêts mésophiles,
à écouter le bruissement des feuilles,
à comprendre le bêlement des chèvres.
Nos voix se brisent
par les sons rythmiques émis par les cigales
des savanes australes du Pool.
Et, nos vies mises en parenthèses.
Mais la terre, elle,
se souvient de nos voix.
Nous sommes les autres :
ceux qui sont partie tôt,
ceux qu’on a déplacé,
ceux qu’on a promis un avenir meilleur,
ceux qu’on oublie dès l’acquisition.
Et pourtant,
sous les ruines et le bruit,
nous tenons encore
une lueur émergente,
un mot vivant
que le silence a ruminé.
Nous sommes ceux
qui marchent de l’autre
côté du fleuve, dans des cubes
de métal, entrecroisés par les fers
de la haine, dilués dans
les profondeurs des abysses,
sans ligne officielle pour exister.
Nous nous appelons :
les Disparu du Fleuve.
Nos noms s’effacent avec l'histoire,
avant d’atteindre les registres ;
On ne peut mesurer nos mort
avec les statistiques.
Nous avons appris
à respirer sous la peur,
à dormir debout les yeux ouverts,
à naître dans les forêts mésophiles,
à écouter le bruissement des feuilles,
à comprendre le bêlement des chèvres.
Nos voix se brisent
par les sons rythmiques émis par les cigales
des savanes australes du Pool.
Et, nos vies mises en parenthèses.
Mais la terre, elle,
se souvient de nos voix.
Nous sommes les autres :
ceux qui sont partie tôt,
ceux qu’on a déplacé,
ceux qu’on a promis un avenir meilleur,
ceux qu’on oublie dès l’acquisition.
Et pourtant,
sous les ruines et le bruit,
nous tenons encore
une lueur émergente,
un mot vivant
que le silence a ruminé.
