Alba
1
Je l’ai vue ce matin, l’aube nue,
j’ai caressé ses voiles de satin
et l’ai tenue serrée entre mes mains
jusqu’à la nuit venue.
C’était , je crois , sur un chemin
courant dans les sou-bois
d’arbousiers et de pins,
une clairière s’offrait à moi.
Au loin geignait la mer, au flanc des dunes,
brumeuse rousseur d’oyats
que caressait un rayon de lune
égaré entre les coques au calfat.
Tout baigné des senteurs de pin,
de mousserons et de girolles
dans la tiédeur d’automne en fin,
où planaient les feuilles en farandole .
La peau frottée aux épines d’ajoncs,
je pénétrais un massif broussailleux,
une petite mare, toute hérissée de joncs,
offrait sa verdeur à l’oeil du macareux ,
et je flottais entre îlots de dense verdure
bois mort et rumeurs de la mer
qui donnaient au matin , un goût d’aventure
et le sel sur les lèvres, un goût amer.
L’iris en éveil , fuyant la pénombre,
s’évadait parfois vers la canopée,
un friselis bruissant de vert sombre
qu’un écureuil roux venait animer.
Le pas luttant , happé par le sable profond,
tous les sens en alerte , à l’assaut des cimes ,
je découvrais peu à peu naissant à l’horizon
un disque d’or qu’une main anime.
Je croyais rêver encore, l’étoile matutine
claire , trônant entre le phare et le port
guidait mon regard dans les brumes marines
qui voilaient l’astre majeur en essor.
Aube glissant entre les paupières Je l’ai vue ,
belle et j’ai caressé ses voiles de satin ,
l’iris plongeant en son sein, sans retenue,
une perle offerte sur la mer d’étain .
De longs filaments d’azur citrine et carmin,
des zestes d’orange et de mangues mûres
flottaient évanescents dans le ciel peint
sur une toile d’ombres et de mercure.
j’ai caressé ses voiles de satin
et l’ai tenue serrée entre mes mains
jusqu’à la nuit venue.
C’était , je crois , sur un chemin
courant dans les sou-bois
d’arbousiers et de pins,
une clairière s’offrait à moi.
Au loin geignait la mer, au flanc des dunes,
brumeuse rousseur d’oyats
que caressait un rayon de lune
égaré entre les coques au calfat.
Tout baigné des senteurs de pin,
de mousserons et de girolles
dans la tiédeur d’automne en fin,
où planaient les feuilles en farandole .
La peau frottée aux épines d’ajoncs,
je pénétrais un massif broussailleux,
une petite mare, toute hérissée de joncs,
offrait sa verdeur à l’oeil du macareux ,
et je flottais entre îlots de dense verdure
bois mort et rumeurs de la mer
qui donnaient au matin , un goût d’aventure
et le sel sur les lèvres, un goût amer.
L’iris en éveil , fuyant la pénombre,
s’évadait parfois vers la canopée,
un friselis bruissant de vert sombre
qu’un écureuil roux venait animer.
Le pas luttant , happé par le sable profond,
tous les sens en alerte , à l’assaut des cimes ,
je découvrais peu à peu naissant à l’horizon
un disque d’or qu’une main anime.
Je croyais rêver encore, l’étoile matutine
claire , trônant entre le phare et le port
guidait mon regard dans les brumes marines
qui voilaient l’astre majeur en essor.
Aube glissant entre les paupières Je l’ai vue ,
belle et j’ai caressé ses voiles de satin ,
l’iris plongeant en son sein, sans retenue,
une perle offerte sur la mer d’étain .
De longs filaments d’azur citrine et carmin,
des zestes d’orange et de mangues mûres
flottaient évanescents dans le ciel peint
sur une toile d’ombres et de mercure.
