Les sybarites
Se glorifiant d’une vie molle et voluptueuse,
Au toucher d’un velours de fauteuil, plantureuse,
Elle glisse d’un regard l’autre, avec de grands yeux noirs.
Livrant un balcon en fleurs, vidant son encensoir
Au travers d’une fenêtre que nul rideau ne trompe,
Son œil exsangue se prélasse, rêveur, puis s'estompe.
Balbutiant de continuer, fanatique, sourd,
C’est ma liberté sacrée de paraître pour !
Toi, l’épaule dénudée aperçue un instant,
J’ai des torts funèbres, j’en appelle aux amants :
Qui depuis la Genèse a reproduit le monde ?
Que la nuit revienne, tes fantômes me sondent…
Les faibles sont de retour, soufflez sur les braises !
La foudre est dressée, son gros lot de fadaises !
Je fais semblant de fuir pour décrocher la lune…
Elle fait mine au grand large, bombant mon infortune.
Deux grands destructeurs s’affrontent sans jamais pouvoir
Poser une fièvre brute sur la douceur d’un soir.
Femelle redoutée pour ta tendresse, ton logo,
Je m'additionne aux autres, et reste grand zéro,
Car ta chambre soulève et soulage et souvent,
Le corps et le cœur, animés prêtent le flanc,
Tout à fait insouciants de perdre nos haleines ;
Les brouillards de l’amour, eux d’abord morne pleine !
Au toucher d’un velours de fauteuil, plantureuse,
Elle glisse d’un regard l’autre, avec de grands yeux noirs.
Livrant un balcon en fleurs, vidant son encensoir
Au travers d’une fenêtre que nul rideau ne trompe,
Son œil exsangue se prélasse, rêveur, puis s'estompe.
Balbutiant de continuer, fanatique, sourd,
C’est ma liberté sacrée de paraître pour !
Toi, l’épaule dénudée aperçue un instant,
J’ai des torts funèbres, j’en appelle aux amants :
Qui depuis la Genèse a reproduit le monde ?
Que la nuit revienne, tes fantômes me sondent…
Les faibles sont de retour, soufflez sur les braises !
La foudre est dressée, son gros lot de fadaises !
Je fais semblant de fuir pour décrocher la lune…
Elle fait mine au grand large, bombant mon infortune.
Deux grands destructeurs s’affrontent sans jamais pouvoir
Poser une fièvre brute sur la douceur d’un soir.
Femelle redoutée pour ta tendresse, ton logo,
Je m'additionne aux autres, et reste grand zéro,
Car ta chambre soulève et soulage et souvent,
Le corps et le cœur, animés prêtent le flanc,
Tout à fait insouciants de perdre nos haleines ;
Les brouillards de l’amour, eux d’abord morne pleine !
