L’Étendoir De Tancarville
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Sous les combles secrets de la haute demeure,
Où nulle voiture jamais ne vient sonner l’heure,
Se dresse, fier et nu, ce haut pont de fer blanc,
L’étendoir de Tancarville aux bras chancelants.
Point de Seine à ses pieds, point de bitume gris,
Mais les secrets mouillés de la tendre amie.
Nathalie de Bolbec, à deux pas du vrai pont,
Laisse ici ses dentelles et ses légers cotons.
Sur l’acier indocile au profil de la ville,
Son linge si fragile s’expose au grand vent.
C’est un pont immobile, un port volatile,
Où son parfum faufile un sillage enivrant.
Je suspends ses chaussettes avec un soin jaloux,
Et ses petites culottes, aveux de rendez-vous.
L’engin de métal, complice de mes mains,
Garde l’empreinte encore de tous nos jeux clandestins.
Frôlant le fil de fer, ces fines étoffes de soie,
Frémissent sous mes doigts, sources de mille joies.
Privilège effronté de ces dessous qui s’empressent,
D’avoir eu tout le jour, la faveur de ses fesses.
Il tangue sous le poids de tissus si légers,
Témoin muet et fou de plaisirs partagés.
C’est un pont de désir jeté sous la toiture,
Où sèche doucement une belle aventure.
Mais chut… le linge est sec, le ciel s’est apaisé,
Il faut sortir la table et le fer à repasser.
Mais cela, c’est un conte, une longue prière…
Car le fer qui s’approche a bien d’autres mystères.
Où nulle voiture jamais ne vient sonner l’heure,
Se dresse, fier et nu, ce haut pont de fer blanc,
L’étendoir de Tancarville aux bras chancelants.
Point de Seine à ses pieds, point de bitume gris,
Mais les secrets mouillés de la tendre amie.
Nathalie de Bolbec, à deux pas du vrai pont,
Laisse ici ses dentelles et ses légers cotons.
Sur l’acier indocile au profil de la ville,
Son linge si fragile s’expose au grand vent.
C’est un pont immobile, un port volatile,
Où son parfum faufile un sillage enivrant.
Je suspends ses chaussettes avec un soin jaloux,
Et ses petites culottes, aveux de rendez-vous.
L’engin de métal, complice de mes mains,
Garde l’empreinte encore de tous nos jeux clandestins.
Frôlant le fil de fer, ces fines étoffes de soie,
Frémissent sous mes doigts, sources de mille joies.
Privilège effronté de ces dessous qui s’empressent,
D’avoir eu tout le jour, la faveur de ses fesses.
Il tangue sous le poids de tissus si légers,
Témoin muet et fou de plaisirs partagés.
C’est un pont de désir jeté sous la toiture,
Où sèche doucement une belle aventure.
Mais chut… le linge est sec, le ciel s’est apaisé,
Il faut sortir la table et le fer à repasser.
Mais cela, c’est un conte, une longue prière…
Car le fer qui s’approche a bien d’autres mystères.
