Nouvelles de coquillage
3
Assise sur le sable, face à la mer aquarelle,
du fond d’un coquillage arrivent des nouvelles,
si banales, ces dérives humaines, si banales,
pourtant on leur donne une ampleur théâtrale.
Elles viennent en vagues comédiennes,
tapent, se retirent, reviennent…
toujours les mêmes prises dans les mêmes filets,
au fil des heures, les phrases martelées.
Parfois une info griffe de fiel,
s’accroche, laisse un goût de sel,
m’entraîne en roulis d’images altérées
et m’éclabousse de faits divers brouillés.
D’autres s’étalent, s’effilochent,
se nouent, se dénouent sur les roches,
et sous leur écume d’artifices
l’essentiel se perd sans indice.
Quand le flux s’éteint,
il reste en moi le refrain
d’une houle orageuse
où s’entrechoquent ces paroles verbeuses.
du fond d’un coquillage arrivent des nouvelles,
si banales, ces dérives humaines, si banales,
pourtant on leur donne une ampleur théâtrale.
Elles viennent en vagues comédiennes,
tapent, se retirent, reviennent…
toujours les mêmes prises dans les mêmes filets,
au fil des heures, les phrases martelées.
Parfois une info griffe de fiel,
s’accroche, laisse un goût de sel,
m’entraîne en roulis d’images altérées
et m’éclabousse de faits divers brouillés.
D’autres s’étalent, s’effilochent,
se nouent, se dénouent sur les roches,
et sous leur écume d’artifices
l’essentiel se perd sans indice.
Quand le flux s’éteint,
il reste en moi le refrain
d’une houle orageuse
où s’entrechoquent ces paroles verbeuses.
