N'essayez pas d'attendre
Je le formule de quelques phrases
qu'un flux de miettes saupoudre ton destin
et qu'en chaleur émise s'exhale un lendemain
ce serait comme un crachin d'automne
plus qu'une errance en demi-dièse
mais moins qu'un sirocco gorgé de sable
ou alors je continue à t'expliquer
et tu restes de ce côté jusqu'à pas d'heure
pour qu'à la longue passe un sémaphore
prends patience je reformule
combien de mouvements d'inopérantes portées
exposent l'entre-deux d'un jour sans volonté
c'est une complication qui peut déplaire
il y a la question du temps qu'il fait
et des choix éthiques autant que vestimentaires
car les âmes rompues s'oblitèrent au passage
quand elles ne tournent pas boulimiques
férocement pressées de leurs obscurités
je renonce en définitive à attendre
attendre la séquence d'une déroute
celle que l'on s'offre avant d'abdiquer
attendre à vouloir n'y rien comprendre
d'ailleurs vois ces deux bus à prendre
celui du retour te ramène les bras chargés
c'est celui qui suspend l'instant où faire l'ours
celui qui ne décompte ni ton temps
ni tes efforts à bien faire
je propose
d'observer de près les traces existentielles
d'apprendre à inventer de modestes karmas
de renoncer à vivre en n'essayant jamais
en oubliant la facilité de n'être pas
en restituant aux mélanges leur fluidité
pour aller en contrebas déceler la lumière
et ramasser la coriandre dispersée
en souffle oublié sur des trajets discrets.
qu'un flux de miettes saupoudre ton destin
et qu'en chaleur émise s'exhale un lendemain
ce serait comme un crachin d'automne
plus qu'une errance en demi-dièse
mais moins qu'un sirocco gorgé de sable
ou alors je continue à t'expliquer
et tu restes de ce côté jusqu'à pas d'heure
pour qu'à la longue passe un sémaphore
prends patience je reformule
combien de mouvements d'inopérantes portées
exposent l'entre-deux d'un jour sans volonté
c'est une complication qui peut déplaire
il y a la question du temps qu'il fait
et des choix éthiques autant que vestimentaires
car les âmes rompues s'oblitèrent au passage
quand elles ne tournent pas boulimiques
férocement pressées de leurs obscurités
je renonce en définitive à attendre
attendre la séquence d'une déroute
celle que l'on s'offre avant d'abdiquer
attendre à vouloir n'y rien comprendre
d'ailleurs vois ces deux bus à prendre
celui du retour te ramène les bras chargés
c'est celui qui suspend l'instant où faire l'ours
celui qui ne décompte ni ton temps
ni tes efforts à bien faire
je propose
d'observer de près les traces existentielles
d'apprendre à inventer de modestes karmas
de renoncer à vivre en n'essayant jamais
en oubliant la facilité de n'être pas
en restituant aux mélanges leur fluidité
pour aller en contrebas déceler la lumière
et ramasser la coriandre dispersée
en souffle oublié sur des trajets discrets.
