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Le koala
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Le koala, c’est, dans son cas à lui,
Qui là-haut vit, dolent sur l’arbre, à l’île
- Cette Australie où le soleil a lui -
Une occasion, si loin du crocodile,

De le croquer, pelucheux comme un ours,
Tout endormi, d’une sieste de Corse,
Après manger, bavant sur son burnous,
D’eucalyptus les feuilles et l’écorce…

Il vous observe, en d’étranges yeux ronds,
Et rien ne dit, à le voir, qu’il est rude,
Or de la sylve, où volent des hérons,
Il ne descendra pas, tant il est prude !

Le koala se cale aux trous des troncs ;
Sur une branche - il n’aime pas les ronces -
Il se camoufle, évitant les affronts !
Toi qui pourtant ne mouftes ni ne fronces

Ce haut sourcil qui nous observe tous,
Tout en bas, là, sur notre terre torse,
Cloués au sol, les pieds sous les genoux,
Le nez levé, si fier de notre force ;

Nous juges-tu par l’aune de ce bruit
Que nous faisons, puant comme des sconses ?
Dans ta forêt, dont l’esprit s’est détruit,
Tu dois penser de nous : - Bêtes absconses !

Incontinent, monstre qui reconstruit
Ton continent ! La supposée étude
Nous mènerait à rendre l’usufruit
Des frondaisons - simple sollicitude -

A tes pareils – commençons aujourd'hui !
- Pardonne-nous, notre race imbécile
N’aura jamais tenu compte d’autrui,
Ni d’un regard, dont jamais rien ne cille.

© Poème posté le 23/03/2026 par Salus

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